Affichage des articles dont le libellé est Mon Oeuvre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mon Oeuvre. Afficher tous les articles

vendredi 4 mars 2011

Encre crado

Bonjour,
Aujourd'hui pas de dessins mais des photos de dessins.
Je fais joujou avec l'encre dans une palette cracra déjà utilisée. Les dessins sont un peu moches mais j'ai fait mumuse avec mon nappareil photo et photoshop.
Si vous êtes gentils, je vous montrerai peut-être la couverture de mon bô carnet acheté à la Tate en Angleterre (trop tendance, zi iouqué*)


Tiens un masque vénitien, je vais prendre une photo à travers un des trous, hoho trop stylé unnedergrounde, je suis trop une artiste qui transcende les codes de la représentation.

Un intéressant usage de la colorex magenta : appliquée à même la pipette, puis modifiée en usant (et abusant) de la fonction "saturation" dans photoshop.



*Le mélinien étant un dialecte parfois difficile à décoder, je vous livre le code correspondant à ce phonisme queneauien (on ne se refuse aucune référence ni aucun néologisme intello-jemeprendsausérieuxjesuisenprépalittéraire) : zi iouqué = the UK.


Allez, plus que trois mois et demi de prépa à tirer.

vendredi 25 février 2011

Du nouveau

Oui, je sais, pas trop tôt... Mais tout fout le camp en ce moment... (genre vraiment grosse marrade de la mort qui tue)

Alors, des gouaches.
J'aime de plus en plus ce genre de peinture, je crois que je vais me mettre à l'huile.

Celle-ci date de l'été dernier (déjà), ma soeur joue aux cartes et la perspective est maltraitée.
(exécuté assez rapidement parce que le sujet bougeait)


Celle-ci date de quelques jours, à l'origine ça devait être un autoportrait mais je sais pas me dessiner. (Encre + gouache je précise, sinon les couleurs ne seraient pas aussi, euh... j'allais dire piquantes mais "éclatantes" c'est plus mélioratif non?)


Vous remarquerez les couleurs subtilement foirées et la mise au point si nette, caractéristique de mon merveilleux appareil foto et de mon absence d'accès à un scanner potable (dû principalement au fait que je n'ai pas fréquenté le domicile paternel depuis deux mois haha) (la poilade je vous dis). J'ai essayé de tripoter les couleurs comme je pouvais mais bon (je sais pas me servir d'un logiciel de retouche d'images, même avec photoshop je te fais du moche et mal réglé, mais c'est déjà moins pire que l'original)

dimanche 31 octobre 2010

Tu descends à Havre-Caumartin et après tu prends la 9 direction Pont-de-Sèvres

Une aquarelle (+crayons de couleur) qui date d'août ou de septembre.

Je n'ai pas posté depuis à peu près deux mois, ce qui peut s'expliquer trèèès facilement. Prépa+boulot+dodo+etc... Pas certaine que la prépa me convienne, mais bon...
Oui, je sais, c'est les vacances, j'aurais pu poster plus... Mais je ne dessine pas beaucoup ces derniers temps. Et je n'écris pas grand-chose non plus.

mercredi 1 septembre 2010

Mouvement(s)


L'année dernière (2008-2009) en ateliers d'arts plastiques nous avons eu à réaliser un projet personnel, autour d'un thème et d'un médium au choix. J'ai choisi la danse, en bifurquant plutôt du côté de la densité des corps et de l'énergie qui les traverse, plutôt que de l'aspect éthéré-gnagnan qu'elle évoque souvent (on pense à la danse classique, moi je suis passionnée de danse contemporaine même si je m'y connais peu, de Pal frenak à Anne Teresa de Keersmaker en passant par les Ballets C de la B, puisque j'ai la chance d'habiter dans le coin des jeunes compagnies flamandes). Je pensais déboucher sur un truc genre installation (j'étais encore sur mon nuage à rêver de l'ENSBA) , sans savoir ce sur quoi j'allais déboucher ni comment j'allais m'y prendre. Au final j'ai beaucoup dessiné et produit de petits bas-reliefs où des corps s'extirpent de la matière du mouvement (oui, ça va chercher loin)

Ce thème me tient beaucoup à coeur et à crayon (SOS jeuxdemotstoupourris!) -je commence à me rendre compte que ce qui me passionne pour l'instant, c'est ce qui traverse les êtres et les corps; encore cette année j'ai continué à produire des choses autour de ça-des dessins, comme celui-ci:


Puis avec l'acquisition de crayons de couleurs j'ai tenté de produire d'autres trucs un peu ratés, comme ci-dessous... finalement, ça aboutit au genre de dessins que j'ai faits rapport à Lhasa (souviens-toi, ces derniers jours!)


Un bout de ce que j'ai réalisé début 2009 se trouve ici. Je n'ai pas tout mis, j'ai réalisé des dizaines et des dizaines de dessins à ce moment-là. Mon appareil photo (LIDL, et le pire c'est que c'est vrai) étant hélas d'une qualité très discutable, les photos de mes sculptures sont ratées (en j'en ai réalisé d'autres).

jeudi 26 août 2010

Lhasa toujours


Toujours la même série.

L'émotion nous égare: c'est son principal mérite.
(Oscar Wilde)



(je découvre les joies des messages planifiés sur Blogger, hahaha)

mercredi 25 août 2010



Ouais ouais, je recycle.
Trois encres réalisées en mars. Autour de l'intime. je ne sais plus dans quelle ordre elles sont venues.
Au cas où les "titres" ne seraient pas visibles:
le premier (peint en deuxième, je crois) :Liquéfiée
Une émotion qui glace et fendille de l'intérieur
le second (peint en premier) : Flux influx reflux -coeur transparent: disparaître
le troisième : Le gouffre de l'intime. S'y jeter à coeur/corps perdu.
Je m'abîme en moi-même.


Je verbuse : ) J'ai parfois la plume (c'est le cas de le dire, ici... ahem) grandiloquente.

J'aimerais bien savoir ce que mes dessins sans texte peuvent évoquer à d'autres personnes que moi... A moins qu'ils soient inintéressants (et je n'ai jamais prétendu à ce qu'ils le soient).
euh... laâaâchtescommz...??

mardi 24 août 2010

Escuchando Lhasa/ 2

Le tête à l'envers, un feu de nuit coule dans mes veines. La sève rouge, chaude, suave du sol et des astres m'est toujours injectée par mon cœur, et ce remuement furieux qui me parcourt dessine des volutes sous ma chair déployée. Je suis posée dans la suspension d'un envol éphémère; en équilibre.

Anywhere on this road- Lhasa


Je crois que j'ai l'art de la prétérition; je ne te dirai pas que mais... tu ne dois pas savoir que.

Parfois, pour dire nos émotions, il nous faudrait inventer une langue nouvelle, inédite, qui en serait l'exacte expression, indéchiffrable et limpide, évidente à la fois ; tout comme je rugis souvent intérieurement de vouloir hurler certaines choses tout en tenant à les garder secrètes. C'est l'écueil de la pudeur... Je ne suis pas timide.

lundi 23 août 2010

En écoutant Lhasa

[NB : je viens de rentrer du pays du kouign-aman et du crachin, raison de mon absence les quinze derniers jours]

Je me remets à dessiner, doucement. J'ai l'impression de devoir réapprendre, après une période où j'ai très peu peint/dessiné. Surtout, j'ai pensé, remué des tas de truc au fond de moi-même. Mais là, mes couleurs deviennent une façon d'évacuer, de poser les émotions - sans forcément que cela soit perceptible. J'essaye d'apprivoiser mes bôs crayons faber castell, de chercher un peu des trucs. Techniquement je ne sais rien!
Je sais aussi que mes dessins témoignent d'une conception de l'anatomie quelque peu... aléatoire. M'enfin. Je regrette de ne pas pouvoir continuer le dessin cette année - bicoze hypokhâgne -, sinon, j'aurais bien fait du modèle vivant... Cependant pour l'instant, parlons peu, parlons pédant, voire prétentieux, je tente plus d'avoir une approche du corps dans ce qui le traverse, j'essaie de rendre compte d'une intériorité plutôt que d'une enveloppe. D'où le fait que j'aime dessiner des corps nus. Je suis fascinée par la chair, et j'admire particulièrement les artistes qui s'en emparent - comme Magali Cazot (à gauche, dans les liens, on clique!).
Contrairement à ce que j'imagine laisser paraître de moi, je tiens finalement moins à l'intériorité intellectuelle qu'à ma propre chair. J'aimerais arriver un jour à un haut degré d'habitation de mon propre corps - dans le théâtre, autant que dans les trucs que je fais avec mes mains.

Bon, comme d'habitude, malgré quelques retouches maladroites avec photofiltre, mes couleurs sont chiassées. En plus comme je suis vachement douée pour scanner, le cadrage est toupourri.

Ce dessin est le premier d'une série de trois réalisés en écoutant The living road de Lhasa. C'est une musique que je trouve vraiment puissante, chargée d'émotions autant que d'énergie vitale, qui parle à l'âme et au corps tout mêlés, avec des textes simples et tellement beaux. D'autant plus émouvant qu'elle est morte...

T'aimer est une prière
C'est chant de muet
Regard d'aveugle
Secret dénudé

(Con toda palabra)

(Es ruego el quererte
Es canto de mudo
Mirada de ciego
Secreto desnudo)



Sur la marée haute
Je suis montée
La tête est pleine
Mais le coeur n'a
Pas assez.

(La marée haute)

http://www.deezer.com/music/lhasa/the-living-road-82319?provider=website

"Des yeux noirs tant ils étaient bleus."
(Balzac, Illusions perdues)

Belle marquise, vos yeux d'amour mourir me firent.
Vous ne saurez jamais combien vous fûtes aimé et désiré - et êtes aimé encore.